• Raphaël Piotto

Reconnaître.



Reconnaître est la première épreuve d’une rencontre avec soi, où se rendre compte est le regard primordial d’une attention portée sur soi, dont la reconnaissance marque quelques fois l’esprit d’une évidence à devoir rendre des comptes. C’est sans culpabilité, mais avec l’intérêt de se pencher sur la rencontre avec un élément qu’il faut régler avec soi, et qui n’est pas de l’ordre du devoir de clôturer une affaire inachevée, mais de ranger, sans effort, une affaire encore à classer. Ces affaires non-classées, ou misères, sont les parties difficiles à trier, car les classer sont en fait une manière de les nier, et parce que les côtoyer, les éffleurer, voire les caresser, les laisser nous toucher, nous percuter et nous bousculer, sont une alliance avec leur existence. C’est une rencontre entre deux adversaires qui grâce à leurs échanges, se percoivent l’un à travers à l’autre, se domptent et s’apprivoisent. Un excercice de reconnaissance où la confrontation sont les pleurs et les peurs, les cris et les rires qu’ils échangent. Ils se reconnaissent de part leur difficulté à se rencontrer et se respecte pour la même raison, ainsi ils s’honorent et ressentent le même besoin de s’allier pour se rendre plus fort encore, grâce à la rencontre qui les confronte et qui met en évidence chacune de leur faiblesse. Ces échanges sont une découverte, un chemin de reconnaissance qui génère des états d’âmes, une alchimie humorale agissant sur la manière d’être, sur l’attitude à adopter et sur la maitrise à dompter les animaux intérieurs dans un corps dansant intensément la joie avec le battement des pieds du bas et avec la rondeur des gestes du haut. Dompter les animaux est une discipline rigoureuse, qui inspire l’intuition, et éveille une sauvagerie naturelle. Elle est la joie lorsqu’ils sont reconnus et lorsqu’ils deviennent nos meilleurs alliés, ils sont les ombres, les attitudes et les fonctionnements, conscients et inconscients, que nous ne voyons pas, ils sont l’histoire de l’humanité qui rassemble les Hommes dans l’esprit le plus naturel, ils sont l’émergence des émotions et de tout ce qui meut l’être, et ils sont la plupart du temps refoulés par crainte de ne pouvoir être maitrisés, car la peur de les libérer peut rendre l’homme fou à voir perdre son pouvoir. Ils sont l’expérience même de ce qui relie le corps à l’esprit, c’est pourquoi ils sont les alliés, ils sont la transmission d’une lumière posée sur l’esprit-matière et sur le corps-énergie. Les évènements extérieurs ne sont pas la raison de leur manifestations, ils ne sont en effet que des phénomènes qui résonnent analogiquement, tout comme la reconnaissance ne peut venir du monde du dehors. En effet, sentis comme un besoin extérieur, cela s’appelle un manque, qui est de reconnaitre l’animal intérieur et de sa manière de fonctionner, parce que c’est un manque de connaissance, un manque de rigueur, de travail, de discipline et d’attention à lui, à soi. Se rencontrer, c’est se rendre compte du besoin de se reconnaître sans la conception d’un modèle extérieur comparé, sans aucun jugement de valeur, entrainant alors son éffacement et la transformation de l’intérêt de la reconnaissance en un début d’amour compatissant, composant majeur de l’estime de soi qui reconnait la traversée difficile à percer et à accepter.


Raphaël Piotto: "Ni dedans, ni dehors."

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© 2018 par Raphaël Piotto - Acupuncture D.A.

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