• Raphaël Piotto

Les cinq éléments dynamiques.


Les cinq éléments dynamiques ne se rangent pas dans des tableaux, c’est l’absurdité du besoin de l’Homme de contrôler le vivant, parce qu’il ne les a pas comprises, ni vécues, ou simplement par facilité. Certaines écoles enseignent encore de cette façon, réduisant le sens de leur fonction et l’essence de leur structure, les référencant sous forme de catalogues et d’objets définissables et inertes. Il m’arrive encore d’en discuter de cette façon, parce qu’encore conditionné par le vieux modèle. Mais lorsque je me reprends, je les aborde autrement, comme s’ils me parlaient et me persuadaient de l’interêt de les cotoyer plus intimement, sans barrière, sans le besoin de les comprendre, dans l’invitation de lâcher mon besoin d’être persuadé de les connaître absolument. D’eux à moi, la relation est personnelle, intime, interne, dedans, vibrante d’intensité qu’ils rayonnent de leur fond, leur lieu n’est cependant pas déterminé, parce qu’ils sont partout, tant dedans que dehors, en ma chair et mes muscles, en mes tripes et mes os, en mes pensées et souvenirs, en mes peurs, mes colères, mes joies, mes peines et instants sereins. Partout et en tout temps, influençant mes humeurs en tempêtes et tonneres, en vent doux et frais, en chaleur estivale et en froid pinçant hivernal, sec, tendre, dur, souple... ils ont le pouvoir de me personnifier, le pouvoir d’être. Une relation de soi à soi, à eux, en soi, une relation réduite quelques fois en un silence précieux, serein, sans temps pressant qui contemple et qui s’intègre dans le temps, parce que cela ne s’arrête jamais, parce que c’est au présent. Qu’on le veuille ou non, nos agissements, nos pensées, nos paroles et nos silences sont leur expression. Ils ne sont pas définissables, ils sont vivants, impermanents, insaississables. Mais comment les connaître mieux que par les mots et les descriptions que nous tentons de faire ? Nous ne le pouvons, telle est la Vie. D’ailleurs qui peut prétendre connaître pleinement quelque chose ou quelqu’un? Alors que nous pouvons à peine percevoir le potentiel de nous-mêmes, comment prétendre pénétrer l’essentiel d’une vie ? Certains pensent que c’est possible - ils pensent les philosophes -, en définissant les choses comme ils les percoivent et les ressentent (les sentent-ils ?), violant et voilant leur intime qui les fonde et les détermine, réduisant leur essence en une chose, en ressource pré-fabriquée (pas la source, car ce serait la mort !). Ce que nous voyons n’est pas ce que nous pensons et l’inverse est pareil. Il faut cesser de construire une réalité sur la pensée (« L’erreur de Descartes »*). La nature se révèle en l’essence qui nous fonde, essence de l’être. Ce que nous vivons est ce que nous sommes, naturellement vivant. Nous n’avons aucune idée de ce qu’est la Nature tant nous nous connaissons peu. Nous sommes un espace sans limites, et nous voulons pourtant le définir, le limiter en nous piégeant et en nous emprisonnant dans l’affirmation, la nomination, la définition, l’excellence. Les dynamiques du temps et de l’espace sont des êtres vivants dont le mouvement est l’unique propriété, elles sont palpables par leur résonnance, leur vibration et leur fréquence qui sont leur langage, et elles s’élargissent en plus grand et en plus petit par analogie. S’unissant de la sorte, elles sont une seule et unique chose, elles sont toutes les choses, se con-fondant et se re-générant d’elles-mêmes. Infinitude. Nous dedans compris, nous vibrons, avec elles, en elles, au final nous sommes elles,toutes les choses, tous les autres, universels. Leur pouvoir de transformation fait de nous des mutants. Le système mondiale tel que nous le percevons est une image, une apparence, un symbole, il est un reflet, un miroir de ce que nous découvrons de nous-mêmes. Nous pouvons le pénétrer, le transcender, pour devenir, nous transformer, nous métamorphoser, muter, mais nous nous retenons cependant encore. Ainsi, toutes les choses sont l’unique lien universel et essentiel pour nous dé-couvrir et transparaitre.


Extrait "Ni dedans, ni dehors." Raphaël Piotto.

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© 2018 par Raphaël Piotto - Acupuncture D.A.

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